Dr house

Loin du fade Dr Derek Sheperd, bourreau des cœurs à la gueule d’ange de la série Grey’s Anatomy, au regard de velours et à la mèche gominée, un médecin d’un nouveau genre s’est imposé au fil des dernières années sur notre petit écran : le Dr House !

Pourtant, il n’a guère de quoi nous plaire, ce Gregory House, diagnostiqueur spécialiste des maladies rares, misanthrope de la pire espèce, cynique convaincu, maigre comme un clou et qui plus est boiteux et accro aux calmants. Prétentieux et imbu de sa personne, il est pourtant à des années-lumière de l’idée que nous sommes toutes censées nous faire du Prince Charmant ! Alors, pourquoi  aimons-nous Gregory House ?

Je ne souffrirai plus par amour  Nous sommes tous plus ou moins adeptes de ces séries nous présentant des jeunes hommes et des jeunes femmes en quête du grand amour, mais obligés de surmonter mille obstacles pour l’atteindre. En apparence, rien de bien méchant donc.

Alors, les séries, vraiment, un tue-l’amour ? Sous ces innocentes histoires d’amour contrariées, d’amitiés compliquées et de tracas ordinaires se cacherait l’ennemi d’une vision mature des relations amoureuses. Loin d’être anodines, les séries participeraient activement à la construction d’idées reçues et de normes sociales.

Dans son ouvrage  Je ne souffrirai plus par amour, l’auteur espagnol Lucía Extebarria prend exemple sur des séries comme les telenovelas (soaps brésiliens) ou bien encore Friends pour clouer au pilori les idées reçues et les clichés sur les relations hommes-femmes.

Tout d’abord les femmes y sont toujours minces, jolies, ne portent jamais deux fois les mêmes vêtements et ce même lorsqu’elles frisent la dépression nerveuse, le post-partum ou qu’elles n’ont plus d’emploi depuis plus de 3 mois.

Elles parlent entre elles exclusivement (ou presque) de relations amoureuses, des leurs ou de celles des autres, des problèmes de couple, et si elles ne connaissent pas l’incomparable bonheur d’être « casées », leur énergie est exclusivement consacrée à le (re)devenir au plus vite, aidée pour cela par leurs acolytes féminins. Au fil des épisodes, même sous le voile de l’humour et de l’autodérision, elles font la démonstration, à grands coups de scènes de jalousies, de quiproquos et de messages sur répondeurs de leurs amants désespérés, que la dépendance affective est la seule preuve d’amour tangible.

Californication

Souvent comparée à sa grande sœur Sex and The City,  en raison de son langage cru, de ses péripéties subversives et de ses scénarios qui titillent la morale, la série Californication, s’intéresse de plus près aux tourments fort peu sentimentaux mais bien avant tout sexuels d’un homme divorcé, quadra, écrivain à succès en quête d’inspiration : Hank Moody, interprété par David Duchovny.

La série attaque sa troisième saison et n’en finit pas de séduire… les femmes comme les hommes ! Il faut dire que, loin des séries lisses et consensuelles et des productions calibrées pour le grand public, la série se démarque par son cynisme. Le héros est bien un antihéros, qui fume (et pas uniquement des cigarettes), boit comme un trou, couche avec la moitié de Los Angeles. Ce comportement est la seule réponse de Hank face au désarroi auquel il est confronté depuis son divorce avec la très californienne Karen, avec qui il a eu Rebecca, qui traverse une période gothique à seulement douze ans.

How i met your mother

La série, qui en est déjà à sa cinquième saison aux Etats-Unis est un succès d’audience, le successeur tant attendu de nos « Friends ». En France, la série se fait plus discrète, diffusée essentiellement sur les chaines du câble et de la TNT. Mais, grâce au streaming des millions de Français sont devenus adeptes de cette sitcom qui retrace les tribulations de cinq jeunes et beaux trentenaires New-Yorkais. Dans l’air du temps, cette série prend le parti de l’humour pour évoquer les problèmes amoureux dans notre société où les jeunes urbains actifs que l’on croit invincibles sont les premiers à se poser des questions…

L’originalité de « How I Met Your Mother » est de prendre l’histoire par la fin : le fil narratif s’y déroule à l’envers. Deux ados, en 2028, enfoncés dans un canapé, écoutent leur père Ted leur raconter comment il a trouvé le grand amour en la personne de leur mère…et croyez-le l’histoire est longue !

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