Un exemple ? Match Point. Vous savez ce film de Woody Allen avec la sublime Scarlett Johansson et ce beau brun aux yeux bleus dont le nom m’échappe. Difficile de faire un pitch mais je me lance. C’est l’histoire d’un professeur de tennis, qui par ambition, va se marier avec une fille de bonne famille. Or, ce jeune homme tombe amoureux de la petite amie de son futur beau-frère… Amour passionné partagé qui lui posera pas mal de soucis puisqu’il pousse l’ambition jusqu’à trucider sa maîtresse pour rester « tranquillement » dans sa riche belle famille. Le pire c’est qu’il s’en sortira très bien, non sans un minimum de chance…
Les contes de fées, ça me saoule, je leur en veux terriblement. Ils ont fait beaucoup de mal aux femmes en général avec leurs histoires de prince charmant qui sauve la princesse et de leurs amours forcément fertiles qui finissent quand elles commencent ou le contraire... Pour autant, la psychanalyse nous révèle qu'ils ne sont ni innocents ni anodins. Ils bercent notre imaginaire, mettent des mots sur nos maux, forment des représentations du monde que nous gardons enfouies en nous, à vie. Ils sont à nos émotions ce que les mythes de l'Antiquité étaient à la science. Et si les contes pouvaient servir à nous épanouir dans nos émotions, à apprendre à aimer, à nous entendre, à ouvrir nos yeux pour voir plutôt que nous dire ce que nous devons voir (un chevalier blanc avec qui se marier et avoir beaucoup d'enfants) ? Jacques Salomé a fait ce pari avec le talent qu'on lui connaît.
Frédéric Ploton, écrivain spécialiste des questions
amoureuses, s’est intéressé à l’une des questions qui taraude les femmes :
mais pourquoi ces messieurs préfèrent-ils donc rester en couple avec des
manipulatrices, castratrices, hystériques et capricieuses, (en un mot comme en
cent : des garces), plutôt que de former un couple sain avec une femme
équilibrée ?
La garce serait-elle une substance fondamentalement addictive ?
Nous vous livrons trois des principales clés de l’efficacité de la garce :
Nous sommes tous plus ou moins adeptes de ces séries nous
présentant des jeunes hommes et des jeunes femmes en quête du grand amour, mais
obligés de surmonter mille obstacles pour l’atteindre. En apparence, rien de
bien méchant donc.
Alors, les séries, vraiment, un tue-l’amour ? Sous ces innocentes histoires d’amour contrariées, d’amitiés compliquées et de tracas ordinaires se cacherait l’ennemi d’une vision mature des relations amoureuses. Loin d’être anodines, les séries participeraient activement à la construction d’idées reçues et de normes sociales.
Dans son ouvrage Je ne souffrirai plus par amour, l’auteur espagnol Lucía Extebarria prend exemple sur des séries comme les telenovelas (soaps brésiliens) ou bien encore Friends pour clouer au pilori les idées reçues et les clichés sur les relations hommes-femmes.
Tout d’abord les femmes y sont toujours minces, jolies, ne portent jamais deux fois les mêmes vêtements et ce même lorsqu’elles frisent la dépression nerveuse, le post-partum ou qu’elles n’ont plus d’emploi depuis plus de 3 mois.
Elles parlent entre elles exclusivement (ou presque) de relations amoureuses, des leurs ou de celles des autres, des problèmes de couple, et si elles ne connaissent pas l’incomparable bonheur d’être « casées », leur énergie est exclusivement consacrée à le (re)devenir au plus vite, aidée pour cela par leurs acolytes féminins. Au fil des épisodes, même sous le voile de l’humour et de l’autodérision, elles font la démonstration, à grands coups de scènes de jalousies, de quiproquos et de messages sur répondeurs de leurs amants désespérés, que la dépendance affective est la seule preuve d’amour tangible.
Gerry Kennedy, pas encore 30 ans, décède d’une tumeur au cerveau après des mois d’agonie, laissant sa femme Holly dans le désarroi le plus total. Terrée chez elle, ne mangeant plus, se refusant à tout contact hormis avec sa mère ou avec sa meilleure amie Shannon, Holly s’enfonce dans la dépression.
C’est alors qu’un beau jour, elle reçoit une lettre, signée de son défunt mari. Il lui répète qu’il l’aime, qu’il ne regrette rien de leurs années passées ensemble et lui annonce qu’elle devra ouvrir, une fois par mois, dix mystérieuses lettres.
Mais quelles sont donc ces dix clés?
Pour que les différences sexuelles entre hommes et femmes ne soient plus un fossé infranchissable, le gynécologue Sylvain Mimoun et le journaliste Rica Etienne reviennent, dans leur ouvrage Sexe et Sentiments (version femme), sur les dix points essentiels pour renforcer l’entente sexuelle des partenaires.
1. Pour qu’un homme « fonctionne » (dixit les auteurs), il doit être rassuré puis stimulé. Cette réassurance s’acquiert par la complicité renouvelée entre l’homme et la femme, dans le rire, l’échange et la sincérité. La complicité est donc le pilier de l’entente sexuelle.
2. Les mots d’amour calment les maux d’amour. Sans verser dans les lieux communs et les clichés, rien ne valent la douceur de mots choisis pour témoigner à l’autre de son importance et de l’amour qu’on lui porte.
3. Absence de désir n’est pas absence d’amour : l’affection mutuelle, les sentiments ne sont pas obligatoirement liés au fait de désirer physiquement. Il se peut que le désir disparaisse un temps, mais il n’emporte pas nécessairement avec lui le bagage affectif et le vécu commun des deux partenaires…
Avec sa petite collection d’ouvrages carrés rigolos et poétiques, Le Rouergue avait déjà réussi à happer les adultes et à les faire craquer pour cette collection pour enfants…
Ce petit opus illustré, Le Sens de l’Amour, est clairement un clin d’œil à la misère affective de certains d’entre nous, aux aléas parfois terribles de la vie, qui peuvent, un jour, s’illuminer d’un regard, d’un sourire tout simplement.
Quoi de moins poétique qu’un panneau de signalisation me direz-vous ? Et bien Michel Boucher réussit à nous en présenter une interprétation tout en subtilité, tendre et drôle à la fois : chaque panneau est un écho aux pérégrinations amoureuses de Pierre, petit personnage cabossé par la vie et dont l’espoir s’amenuise chaque jour. Mais quand sa route croise celle d’une charmante jeune fille, gare aux dérapages pour son cœur verglacé !
Un petit ouvrage tout simple au message fort : même quand vous êtes sur une pente descendante, garder un coin de son cœur ouvert à l’amour permet parfois de faire des rencontres étonnantes.
Le Sens de l'amour, Michel Boucher, Editions du Rouergue, 2008.
Vous serait-il possible de dire « pourquoi » votre couple perdure ? Peut-on véritablement décrire des « raisons » précises d’être ensemble, alors qu’aux yeux de tous, l’amour n’a pas à se justifier ni à s’expliquer ?
Le psychiatre, anthropologue et chercheur en sexologie Philippe Brenot recoupe ainsi, dans son livre Inventer le couple, dix raisons qui peuvent, au fil de la relation, individuellement ou globalement, constituer des raisons valables de rester ensemble, de poursuivre l’aventure.
Ce sont des raisons tant sociales, sentimentales, psychologiques, financières que morales :
Titre : Les charmes discrets de la vie conjugale
Auteur : Douglas Kennedy, le romancier américain maître du roman à rebondissements et des chroniques du couple
Editeur : Belfond ou Pocket pour l’édition de poche
Année : 2005
Sujet : Douglas Kennedy fait débuter au cœur de la mouvance libertaire des années 60 aux Etats-Unis, mouvance à laquelle Hannah, fille de deux libres-penseurs n’adhère absolument pas, puisqu’elle choisit non pas de participer aux sit-ins et aux manifestations, mais de s’installer au plus vite avec son mari Dan, un futur médecin pour qui elle nourrit un amour tiède. Au grand dam de ses parents, elle s’installe dans une petite ville où elle mène une vie bien rangée, où elle goûte aux joies de la maternité et aux « charmes discrets de la vie conjugale » auxquels se réfère le titre…
Mais Hannah s’ennuie profondément et pense souvent à partir. Un jour où son mari est absent, un bel activiste, ami de son père lui demande de la protéger et de le faire passer au Canada… et la vie d’Hannah bascule…
Trente ans plus tard, ses deux enfants adultes, alors qu’elle mène une vie rangée dans une luxueuse maison, Hannah est rattrapée par son passé et par ses mensonges. Une vérité qui provoque un emballement sans précédent au point de mettre en péril les vies de tous les personnages…
Psychothérapeute spécialiste du couple, Sylvie Tenenbaum, dans son ouvrage « Bien vivre sa vie de couple » interroge notre choix de partenaire : est-ce vraiment une impulsion magique qui nous amène à choisir cet autre ?
Pourquoi l’attirance ne se contrôle pas
L’amour ne nait pas d’un hasard complet ; évidemment certains aspects imprévisibles interviennent: pourquoi ce fut LUI et pas un autre qui vous renversa du vin sur votre robe par exemple, mais si l’on écarte ces petits hasards de circonstance, le choix d’un partenaire est en réalité le résultat de nombreux facteurs.
Le coup de foudre nous donne cette première impression, fulgurante et incontrôlable, de ne rien comprendre, de ne rien maîtriser. Cette sensation est normale car lorsque nous rencontrons un inconnu ou une inconnue, nous ne contrôlons en vérité que très peu de choses …Le voir, le toucher, sont autant de sensations qui vont provoquer chez nous une émotion particulière, émotion à laquelle nous allons donner inconsciemment une interprétation.








