Aux dires de mes
docteurs, l'amour, c'est l'évidence : "Si tu te poses la question,
c'est que tu n'as jamais aimé / tu ne l'aimes pas". Faut-il en conclure
que le moindre doute, c'est la rupture assurée ?
Le doute marque la fin de l'état de grâce : c'est normal !
Le doute fait assurément partie d'une phase normale dans l'évolution de la relation amoureuse, une phase qui suit l'enchantement du début, qui rompt cet enchantement et éprouve la relation au contact de la réalité quand cette dernière revient en force dans le quotidien des amoureux.
L'état de grâce du début ne peut pas durer toujours. Certains amoureux, débutants comme confirmés, confondent la fin de cet état de grâce avec la fin de l'amour. Ils refusent de désenchanter la relation pour l'inscrire dans la durée. Pour certains, c'est un trait immature qui mène à des relations sans lendemain. Pour d'autres, c'est le rejet de la médiocrité : ils rompent en invoquant la routine et surtout pas leur incapacité à accepter l'amour dans leur vie de tous les jours... A méditer pour tous les rétifs du quotidien.
Sud de la France, une image d’Epinal de réussite
sociale : Suzanne, la belle quarantaine, vit dans un écrin doré construit
par son mari, Samuel, médecin et notable du coin. Ses enfants désormais
adolescents, elle décide de reprendre son activité de kiné pour ne plus être
seulement « au service » de sa famille. Car à part organiser les
repas, s’occuper de la – splendide – villa, être le « femme de »,
Suzanne n’a pas de vie à elle, comme beaucoup de femmes au foyer, cela lui
pèse. A l’occasion des travaux, elle rencontre Ivan, ouvrier espagnol
sympathique mais au passé un peu trouble. Ils se plaisent immédiatement. Portée
par l’amour retrouvé d’un homme qui la respecte, Suzanne veut partir. Divorcer.
Abandonner cette vie dorée pour l’incertitude d’une vie nouvelle mais pour la
certitude d’un amour partagé.
L’argent salirait-il le sentiment amoureux ?
Alors que l’amour est censé être l’acte désintéressé par excellence, le domaine où le sentiment est roi, où l’émotion domine, où la seule monnaie d’échange est censée être l’affection mutuelle, l’argent n’apparait pas comme une valeur qui a sa place au sein du couple.
Évoquer avec l’être aimé la place de l’argent au sein de son couple apparait gênant, voire tue-l’amour ; le couple serait indigne de calculer, car l’argent est assimilé depuis longtemps au rationnel, à la froideur, en substance, tout le contraire de l’amour !
Or il semble justement que l’argent ai bien trait à l’affect à l’émotionnel car notre façon de le compter, de le dépenser, de le gérer est bien révélatrice de qui nous sommes mais aussi de notre éducation, de notre culture, de notre génération, de notre identité toute entière. Et c’est là où l’argent peut être source de conflits : il devient le sujet où les deux individus qui composent le couple confrontent leurs différences. Si l’on a du mal à accepter une conception de l’argent différente de la sienne, c’est que l’on a tout simplement des difficultés à accepter l’altérité.
Quand on aime, est ce qu’on ne compte pas ?
Mais quelles sont donc ces dix clés?
Pour que les différences sexuelles entre hommes et femmes ne soient plus un fossé infranchissable, le gynécologue Sylvain Mimoun et le journaliste Rica Etienne reviennent, dans leur ouvrage Sexe et Sentiments (version femme), sur les dix points essentiels pour renforcer l’entente sexuelle des partenaires.
1. Pour qu’un homme « fonctionne » (dixit les auteurs), il doit être rassuré puis stimulé. Cette réassurance s’acquiert par la complicité renouvelée entre l’homme et la femme, dans le rire, l’échange et la sincérité. La complicité est donc le pilier de l’entente sexuelle.
2. Les mots d’amour calment les maux d’amour. Sans verser dans les lieux communs et les clichés, rien ne valent la douceur de mots choisis pour témoigner à l’autre de son importance et de l’amour qu’on lui porte.
3. Absence de désir n’est pas absence d’amour : l’affection mutuelle, les sentiments ne sont pas obligatoirement liés au fait de désirer physiquement. Il se peut que le désir disparaisse un temps, mais il n’emporte pas nécessairement avec lui le bagage affectif et le vécu commun des deux partenaires…
Vous serait-il possible de dire « pourquoi » votre couple perdure ? Peut-on véritablement décrire des « raisons » précises d’être ensemble, alors qu’aux yeux de tous, l’amour n’a pas à se justifier ni à s’expliquer ?
Le psychiatre, anthropologue et chercheur en sexologie Philippe Brenot recoupe ainsi, dans son livre Inventer le couple, dix raisons qui peuvent, au fil de la relation, individuellement ou globalement, constituer des raisons valables de rester ensemble, de poursuivre l’aventure.
Ce sont des raisons tant sociales, sentimentales, psychologiques, financières que morales :
Entre la course à la vie, le rejet de l'échec et la fierté blessée, je n'ai jamais de fait place chez moi pour les secondes chances. Et les ruptures sont toujours définitives. Je n'ai donc jamais non plus cru aux pauses. Au mieux, pour rompre, je les prenais comme anesthésiant de ma propre tristesse et de celle de l'autre "et si on faisait une pause ?". L'issue en était inéluctable. Entre mes "jamais" et mes "toujours" définitifs, j'accordais des "peut-être" entièrement théoriques et les faits ne m'ont pas détrompée.
Jamais ? Hem... du moins pas jusqu'à aujourd'hui.
Titre : Les charmes discrets de la vie conjugale
Auteur : Douglas Kennedy, le romancier américain maître du roman à rebondissements et des chroniques du couple
Editeur : Belfond ou Pocket pour l’édition de poche
Année : 2005
Sujet : Douglas Kennedy fait débuter au cœur de la mouvance libertaire des années 60 aux Etats-Unis, mouvance à laquelle Hannah, fille de deux libres-penseurs n’adhère absolument pas, puisqu’elle choisit non pas de participer aux sit-ins et aux manifestations, mais de s’installer au plus vite avec son mari Dan, un futur médecin pour qui elle nourrit un amour tiède. Au grand dam de ses parents, elle s’installe dans une petite ville où elle mène une vie bien rangée, où elle goûte aux joies de la maternité et aux « charmes discrets de la vie conjugale » auxquels se réfère le titre…
Mais Hannah s’ennuie profondément et pense souvent à partir. Un jour où son mari est absent, un bel activiste, ami de son père lui demande de la protéger et de le faire passer au Canada… et la vie d’Hannah bascule…
Trente ans plus tard, ses deux enfants adultes, alors qu’elle mène une vie rangée dans une luxueuse maison, Hannah est rattrapée par son passé et par ses mensonges. Une vérité qui provoque un emballement sans précédent au point de mettre en péril les vies de tous les personnages…
Par temps orageux, le couple reste un véritable refuge.
- Le couple : une valeur universelle
Loin de se « démoder » le couple reste encore à l’heure actuelle une valeur sûre, surtout en temps de crise comme le prouve une étude européenne réalisée par le site internet de rencontres Meetic et qui s’intéresse aux comportements des Européens en temps de crise. Il semble que le couple représente un idéal universel, tant pour les Italiens que pour les Allemands ou les Français qui ne sont pourtant pas tous aussi affectés sur le plan personnel par la crise. Vivre en couple pendant la crise représente en effet un avantage aux yeux de 75% des Européens !
Le narcissisme serait-il la plaie
du couple contemporain ?
Après avoir dialogué avec plusieurs de ses patients, le thérapeute Serge Hefez a mis le doigt sur l’un des paradoxes de nos sociétés : si les contraintes qui nous forçaient à être un individu conforme aux normes sociales et culturelles ont peu à peu disparu, l’individu n’en est pas plus heureux.
En effet, la disparition de ces contraintes rigides a laissé l’individu seul, isolé dans sa liberté dont il serait supposé jouir. Cette liberté sans limite lui impose une nouvelle souffrance : celle de devenir soi de manière autonome, de se construire seul, répondant ainsi aux mythes de l’individualisme contemporain. De cette liberté récemment acquise naît donc ce que le sociologue Français Alan Ehrenberg a nommé « la fatigue d’être soi ».
Cette « fatigue d’être soi » correspond à notre besoin de tout diriger dans notre vie amoureuse pour être en permanence « au top » de notre épanouissement personnel possible.
Le best-seller de deux des scénaristes de la série à succès Sex and the City Laisse tomber il ne te mérite pas vient d’être porté à
l’écran : Ce que pensent les hommes,
comédie romantique de Ken Kwapis, réunit un parterre de stars. A travers les
portraits des neuf protagonistes, cinq femmes et quatre hommes, qui connaissent
différentes situations, le film tente de faire état des problèmes que
rencontrent les individus dans leurs vies amoureuses.








