«« Partir… » : si tout était si simple ! | Accueil | Séduction : les âges qu'on passe »

J'ai des doutes... c'est grave ?


Les doutes Aux dires de mes docteurs, l'amour, c'est l'évidence : "Si tu te poses la question, c'est que tu n'as jamais aimé / tu ne l'aimes pas". Faut-il en conclure que le moindre doute, c'est la rupture assurée ?

Le doute marque la fin de l'état de grâce : c'est normal !

Le doute fait assurément partie d'une phase normale dans l'évolution de la relation amoureuse, une phase qui suit l'enchantement du début, qui rompt cet enchantement et éprouve la relation au contact de la réalité quand cette dernière revient en force dans le quotidien des amoureux.

L'état de grâce du début ne peut pas durer toujours. Certains amoureux, débutants comme confirmés, confondent la fin de cet état de grâce avec la fin de l'amour. Ils refusent de désenchanter la relation pour l'inscrire dans la durée. Pour certains, c'est un trait immature qui mène à des relations sans lendemain. Pour d'autres, c'est le rejet de la médiocrité : ils rompent en invoquant la routine et surtout pas leur incapacité à accepter l'amour dans leur vie de tous les jours... A méditer pour tous les rétifs du quotidien.

Petits doutes et gros doute
On retient donc qu'un moment de doute intervenant environ 3 à 12 mois après le début de la relation correspond au moment de savoir si on est devant un éphémère coup de coeur ou si on voit un avenir. C'est un doute classique et sain. On retient qu'au contraire, douter tout le temps, dès le début ou en plein milieu d'une relation établie est plus inquiétant pour l'avenir de la relation.

Ne vous trompez pas de symptômes : douter n'est pas crier. Il y a des couples qui se disputent continuellement car c'est leur façon de se parler, le plus souvent sans le moindre doute sur leur amour malgré les cris. Car le doute est aussi inquiet que silencieux. Il est un appel à la lucidité dans le chambardement amoureux... et oui, parfois, du coup, le premier signe annonciateur de la rupture.

Dans ce cas, on commence par un petit doute, puis un gros doute qui croit et enfle jusqu'à devenir une raison de rompre à lui tout seul. C'est ainsi qu'on fait le tri : j'ai présenté un jour mon amant de l'époque à mon meilleur ami, homo. Quand mon ami est parti, mon ex m'a violemment reproché de ne pas "l'avoir prévenu" et j'ai eu un petit doute. Il a enchaîné sur des blagues douteuses en utilisant le prénom de mon ami, j'ai eu de gros doutes. Pour les éclaircir, j'ai enquêté, et découvert que son homophobie n'avait d'égal que son son machisme et sa jalousie pathologique. Réalisant qu'il était exclus que cet homme élève mes enfants, je suis partie. Alors oui, le doute peut vous mener à la rupture... Mais jusqu'ici, pour ma part, je n'ai eu que des raisons de m'en réjouir !

D'où tu m'imposes ton doute ?

La relation ressort donc, au choix, très renforcée ou anéantie d'un moment de doute. Prudence, donc, si vous vivez ce moment : en parler ou pas ? Votre partenaire pourrait croire que vous doutez d'elle/de lui quand vous doutez de la relation (cela revient au même mais cela ne revient pas du tout au même).

D'expérience, je préfère douter en silence car le doute reflète souvent un questionnement qui vous est propre : êtes-vous prêt(e), est-ce bien lui/elle, tel ou tel défaut est-il surmontable ? S'il l'est, peut-être est-il temps d'en parler pour changer quelque chose, mais retenez que ce qui intéresse vraiment votre conjoint est le résultat des courses : vos doutes vous appartiennent, votre décision le/la concerne.

Vous l'aurez compris, gérer les doutes est un enjeu crucial pour le couple, qu'il s'agisse des siens ou des vôtres. En cas de doute, Love Intelligence vole à votre secours.

TrackBack

TrackBack URL for this entry:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a010536c5bef0970b0120a51bdf12970b

Listed below are links to weblogs that reference J'ai des doutes... c'est grave ?:

Commentaires

J'aime beaucoup la conclusion de ce post "vos doutes vous appartiennent, votre décision le/la concerne".

A méditer très sérieusement ! Je doute de beaucoup de choses et surtout de moi. Et ce doute sur ce que je suis, sur mes comportements engendrent tous les autres doutes et toutes les autres peurs. L'engagement effraie... lorsqu'une relation s'est inscrite dans le temps et que le désenchantement a eu lieu, que l'euphorie des premiers temps est passée, que l'amour évolue, s'apaise, est un peu moins passionnel mais est plus raisonné, plus "adulte", alors, à ce moment là oui viennent les questions "est-ce que c'est le bon?" "est-ce que je suis prête?"... Ce qui fait peur c'est le doute "est-ce que le véritable homme de ma vie ne m'attend pas encore quelque part?", "si ce n'était pas lui, mais qu'un amour plus fort encore m'attendait?"... Je dirai qu'arrivé à un moment, et d'autant plus quand on prend de l'âge (!!), il faut apprendre à mettre de côté ses rêves d'enfant et l'idéal du prince charmant. Il s'agit de trouver la personne idéale pour soi. Bien sûr l'amour peut naître par un coup de foudre, on peut rencontrer son idéal... mais l'amour se construit dans le temps, au contact de la réalité, dans toutes les petites choses qu'on partage avec l'autre... et c'est finalement le temps qu'on passe avec la personne que notre coeur a choisi qui finit par définir "l'homme de notre vie".


Très bon article, merci ! L'amour au telephone peut être très bon...


le hasard des recontres je suis pour la formule next


Effectivement ce blog d'amour au tel est pas mal fait, et cela pousse à faire du tel rose c'est sur.


Je ne vais pas faire dans l’originalité mais votre blog est tellement bien qu’on ne peut rien dire d’autre que MERCI BEAUCOUP !


Pour ma part , lorsque j'ai un doute concernant mon partenaire ou notre relation , j'ai besoin de lui en faire part.Je le connais par coeur et je vois tout de suite si ce qu'il me dit doit me rassurer ou au contraire me faire douter encore plus


Post a comment






Categories

Commentaires


Articles

Archives

Liens