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Ruptures grotesques : plus tard nous en rirons !
En ce premier jour de juillet,
profitons d’un soleil radieux pour nous retourner avec bienveillance sur un
passé parfois douloureux. Celui de nos ruptures. Comme il fait beau et chaud,
nous aurons surtout à cœur d’en rire. Sur le moment, nous ne pensions pas
toujours trouver ça drôle un jour, mais c’est tout un cinéma…
Commençons par les clichés du grand cinéma des ruptures : « il faut qu’on parle »…
C’est dit et c’est déjà fini.
C’est laid, tout le monde le sait, ça ne se dit pas, ça ne se dit plus, plus
jamais… Et pourtant ? Avouez : c’est tout de même bien pratique ! Alors qu’on
ne savait pas par où commencer, en une phrase d’introduction tout le monde sait
tout de suite de quoi on va parler, plus de retour en arrière possible, on se
lance dans le grand bain sans flotteurs et il n’y a plus qu’à donner le coup de
grâce d’un air entendu : « tu t’en doutais, n’est-ce pas ? ». En fait, « il
faut qu’on parle » est un allié précieux contre notre propre lâcheté... Faut-il
avoir la même tolérance pour ses acolytes ? Attention aux mots forcément
maladroits, aux formules nécessairement éculées. Sans parler des double-sens :
« J’aimerais qu’on reste amis »
=
« On peut continuer à s’envoyer en l’air en copains ? »
« On se retrouvera sûrement plus
tard »
= « Je ne me vois pas encore sans
toi, mais t’inquiète je me vois déjà bien avec elle/lui »
« Ca ne vient pas de toi, c’est
moi qui ai un problème»
= « Ca ne peut venir que de toi.
Sinon il n’y aurait pas de problème. »
Rocky, Rambo et les Dents de la Mer réunis ne vous impressionnent pas
plus que ça… les suites, les remake et la vengeance masquée du fils caché vous
avez pratiqué : je t’aime, te suis, te hais, te fuis et réciproquement… Et tous
les prétextes étaient bon pour repartir pour un tour. Alors, ensemble ? Pas
ensemble ? Pas sûrs… Sur le moment c’était odieux : pour vous, qui n’y
compreniez rien ; pour vos proches, qui vivaient dans la hantise de la gaffe ;
pour cette page impossible à tourner, sur lequel le livre s’obstinait à
s’ouvrir quoique vous fassiez. Et puis un jour, vous avez dit « coupez ». Stop.
C’était la seule solution, aujourd’hui c’est évident. Tellement, qu’on en rit !
« Vous avez un message »
Tous
les supports qui servent à convoyer la funeste annonce de la fin du couple sont
malvenus. La fin s’annonce de vive voix ou c’est l’insulte et, à terme, le gag.
En d’autres temps, la rupture par courrier pouvait être imposée par la distance
; de nos jours, du coup de fil au statut Facebook, les moyens pour rompre à
distance se sont multipliés mais aucun n’y a gagné une dignité qu’ils n’auront
jamais. Le temps consacré à la rupture reste l’indice de l’importance de la
relation aux yeux de celui qui la casse : qu’il/elle prenne le temps d’écrire,
de se déplacer, de parler, on se sentira moins bafoué(e). Si en plus le
destinataire a un droit de réponse, c’est Byzance. Mais rompre par texto, sur
répondeur ou sur un Post-it (cf. Sex and the City, saison 6 épisode 7 …), c’est
abject, c’est infect, c’est… perfect si vous vous en battiez l’œil de toute
façon. OU si c’est l’impression que vous vouliez donner !
« Mortelle Saint-Valentin »
Il
faut un sacré tempérament pour rompre ce jour-là... Ou le jour de l'An, celui
de son anniversaire, du vôtre... Et en même temps, parfois avec le recul, on
constate : quel beau cadeau!... Autant il peut paraître naturel,
voire charmant, d’entamer une histoire le premier de l’an ou le jour de la
Saint-Valentin, autant y mettre fin en ces jours dévolus au renouveau ou à
l’amour peut confiner à la perversité et indiquer au laissé-pour-compte qu’il
n’a rien perdu…
Plus cocasse et forcément
historique, la rupture qui intervient le jour de la mort de Kennedy, de Lady Di
ou de Michael Jackson devient encore plus inoubliable, mais du coup le jour de
la rupture est avant tout « le jour de la mort de… ». Moralité : pour reléguer
votre tristesse au second plan, cherchez la star et visez juste.
Et vous, quels sont vos ruptures
grotesques, donc, forcément, inoubliables ?
... Pour pouvoir en rire, il faut
parfois d'abord beaucoup pleurer...
Love Intelligence a aussi des arguments pour vous soutenir en période de rupture.
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Commentaires
J'ai déjà rompu sur un répondeur... Mea culpa, oui c'est laid et non, la relation ne voulait rien dire pour moi. Sur le moment je me suis même dit que j'avais du courage alors que certains ne rompent jamais et se contentent de ne plus donner signe de vie... J'ai voulu me convaincre que ce n'était pas si grave. Quand j'ai éteint mon téléphone pour ne pas recevoir de réponse, j'ai compris que je n'avais tout de même pas l'esprit tranquille. Laisser son message et partir en courant, je n'en tire aucune fierté mais quel soulagement!...
Une rupture très douloureuse, il y a 7 ans le jour de mon anniversaire. Difficile à oublier. Sur le moment, le monde s'est écroulé. J'étais vraiment amoureuse, je croyais qu'il l'était aussi. Erreur. J'ai pleuré pendant des mois.
Quand je raconte cette anecdote aujourd'hui, on me dit souvent : "c'est qu'il ne voulait pas t'offrir de cadeau!". Deuxième erreur. Nous avions fêté mon anniversaire deux jours auparavant avec des amis et j'avais eu droit à une jolie plaque en argent avec mon signe astrologique. Je l'ai gardée d'ailleurs ! Comme quoi fêter les anniversaires en avance porte malheur !!
J'en souris aujourd'hui mais j'avoue qu'à chaque anniversaire depuis j'ai un petit pincement au coeur !








