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Jalousie : quand il manque un visage


"Je dois rester travailler tout l'après midi", me téléphone mon Aimé ce samedi, "T'inquiète je ne suis pas tout seul, notre nouvelle stagiaire reste bosser avec moi." Oh ben non, je ne vais pas du tout m'inquiéter !... Les hommes sont parfois drôles.
Et moi, que m'arrive-t-il ? Quel sont ces noeuds coulants qui roulent dans mon cou ? Enserrent ma gorge et mon estomac ? Et c'est qui cette pouffe ? D'où elle sort ?

Ah la jalousie... Qui fait souffrir et son auteur et sa victime. Et qui vous pousse aux plus abjectes bassesses : "Je peux venir bosser avec vous si tu veux ?". Surprise au bout du fil, un silence puis : "Si tu veux, pourquoi pas?". Silence, à nouveau. "Ce n'est pas à cause de la stagiaire, n'est-ce pas ?". A quoi bon lui mentir ?


 Mais comment lui dire que la jalousie n'a rien à voir avec mon absolue confiance en lui ? Et beaucoup plus avec ma très relative confiance en moi... Et avec mon absolue défiance envers les croqueuses d'hommes ! Je demande pardon, nous arrivons à en rire et je le laisse travailler.

La journée est un enfer, j'imagine une bombe aux côtés de mon homme. Elle s'appellerait Priscilla et il trouverait ça charmant. Elle serait ronde, fessue, pleine de seins, révoltante. Il découvrirait que c'est exactement son genre. Et tellement mieux que les grandes maigres (oui, moi). STOP. On pense et on passe à autre chose, autant que faire se peut...

Le soir venu, il appelle. Quand son numéro s'affiche, je soupire : je n'ai plus aucun doute, il va m'annoncer qu'il épouse Priscilla...
En fait non, son scooter ne démarre pas et je vais le chercher en voiture. Est-ce que je pourrai déposer Cécile ? Tiens, Cécile, c'est joli, Cécile... J'arrive et enfin je vois Cécile. Objectivement, elle est ravissante, constate-je. D'autant plus ravissante que je ne me sens plus menacée à la minute où je la vois. Elle me sourit. Les noeuds se défont peu à peu dans mon ventre et dans mon cou. Je m'envois quelques vannes sur ma paranoïa ridicule, vannes qui resteront entre moi et moi.

Nous partons tous les trois déposer Cécile. L'Homme va faire une course pendant que nous attendons l'homme de Cécile sur le parking de sa résidence. Il arrive, lui ouvre la portière, me salue et l'escorte jusque chez eux. Elle est décidément très amoureuse et je n'ai plus de noeuds à déplorer. Puis l'Homme revient. Sans (vraiment) penser à mal, je lâche : "Dis donc, Manu, le mec de Cécile, quel allure, quelle classe !". Pas jaloux pour un sou en temps normal, l'Homme marque cette fois une temps d'arrêt devant mon enthousiasme et hausse un sourcil "Ah oui ? Connais pas. Jamais vu." Précisément...

Dans cette histoire, tout est bien qui finit bien. Touchante voire amusante à petite dose, la jalousie peut devenir pathologique, briser des couples et des êtres. Pour ne pas en être la victime (que vous l'exerciez ou la subissiez), découvrez tout ce qu'il y a à savoir sur la jalousie.

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La jalousie... Rien que le mot est désagréable avec ses sonorités grinçantes... Je m'étais toujours gargarisée de ne pas être de celles qui sont jalouses, possessives et qui mènent à leur homme une vie trépidante faite de questionnaires interminables lorsque le dit homme en question s'autorise quelques minutes interminables de retard alors qu'on sait qu'une jeune stagiaire ou une nouvelle boss (pire!) est arrivée depuis peu dans le service... Comme nous autres femmes pouvons être naïves sur nous-mêmes ! Au fil des années, des relations (qui ne furent pas si inombrables que cela !!!) il m'a bien fallu reconnaître qu'effectivement, mon manque de confiance en moi (que la personne qui a osé faire naître sur ses lèvres un rictus ironique et marmoner "c'est chronique chez toi" se dénonce !)pouvait, à l'occasion, (rarement quand même, bon d'accord régulièrement...), faire naître des noeuds difficiles à dissiper quand le prénom d'une jeune femme inconnue se retrouvait dans les conversations... Vous savez, ce prénom dit de façon si anodine dans une phrase type "ah oui ce film, j'ai Natacha qui m'en a parlé!", "Carmen a fait un super gâteau qu'elle a ramené pour fêter son arrivée", "Adriana m'a aidé à enlever la tâche sur ma chemise !" comme si la Natacha, Carmen ou Adriana en question avait toujours fait partie de sa vie !!
Bref... oui la jalousie peut être un poison, pervers et incidieux...
A notre décharge que c'est souvent notre manque de confiance qui la nourrit alors que nous avons vraiment, effectivement, assurément, pronfondément confiance en nos hommes ! Alors que la confiance que nous accordons aux autres femmes quand elles ne sont pas nos mères, tantes, soeurs, amies, copines (...) est toute aussi relative que celle qui nourrit notre ego !
A vous donc messieurs de nous rassurer et de vous comporter en vrai gentlemen quand vous êtes les témoins de nos montées critiques d'angoisses : prenez nous dans vos bras et murmurez nous tendrement "tu es mille fois mieux qu'elle" ou mieux encore "c'est toi que j'aime bébé" !
Nous vous en remercirons !


Quel beau poste est quel verité elle tue l'amour cette jalousie


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